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Ce qu’il faut retenir du Baromètre des leaders digitaux 2017

Comment la profession de Chief Digital Officer (CDO) a t-elle évolué au cours de ces deux dernières années ? Le cabinet de recrutement Haussmann Executive Search vient de publier la deuxième livraison de son baromètre des Leaders Digitaux, qui compare la situation actuelle à celle de 2015, date de la première étude.

Le CDO, porte-drapeau de la transformation numérique

Le cabinet Haussmann a interrogé un panel de 250 entreprises françaises dont le chiffre d’affaires est supérieur à 500 millions d’euros. Premier constat : on observe qu’en l’espace de deux ans, le poste de CDO n’est plus un mythe, mais une réalité tangible dans de très nombreuses entreprises. « Il est même devenu un porte-étendard, note l’étude, une preuve vivante que l’entreprise a pris le sujet de la transformation digitale sérieusement face à ses clients, ses actionnaires ».

Le CDO, une fonction proche de la hiérarchie

L’étude n’indique pas une inflation du nombre de CDO mais une meilleure intégration du poste au sein de la hiérarchie. Les CDO les plus récents (c’est-à-dire nommés il y a moins d’un an) sont le plus souvent intégrés au sein d’un Comité Directeur, comme le COMEX. Haussmann note que de nombreux CDO ont changé de poste depuis deux ans. Ceux de la « première vague » sont souvent partis, pour le même poste dans une autre entreprise, pour s’orienter vers le conseil ou pour rejoindre des géants du web comme Facebook ou Google.

L’étude montre que le turn-over est très important avec 29 % des CDO qui ont été nommés dans l’année précédente, ce qui inclut les changements de personnes mais aussi les créations de poste.

L’ancienneté des CDO selon le baromètre des Leaders digitaux d’Haussmann Executive Search

D’un point de vue hiérarchique, les CDO restent très proches de la Direction générale des entreprises. Mais attention, ce n’est pas garantie de succès, avertit Haussmann. Un positionnement moins haut dans la hiérarchie peut être un avantage : « Le retour de certains CDO est clair à ce sujet : pour pouvoir transformer efficacement, il faut aussi être au cœur du réacteur lorsque la direction est moins mature. Et la direction Marketing, regroupant la communication 360°, le produit et la relation client est un terreau fertile au digital pour y faciliter le changement. »

L’origine et le profil des CDO

L’étude s’intéresse aussi aux profils des personnes en poste. 22 % des CDO viennent du top 10 des écoles de commerce. Et ce n’est pas un hasard : « Sans être un facteur clé de succès déterminant, elles permettent bien souvent aux CDO d’être plus facilement accepté au sein des COMEX et CODIR », note le rapport.

Dernier enseignement du rapport de Haussmann : Chief Digital Officer est un métier de “quadras”. Comme un équilibre entre la jeunesse utile à l’appréhension du digital et l’expérience nécessaire à la gestion de problématiques complexes dans l’entreprise. Quarantenaire, « l’âge de raison digitale », écrit avec le sourire l’auteur de l’étude. Néanmoins, en deux ans, Haussmann note un rajeunissement des profils de CDO engagés.

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