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Les hackers houses : la coloc à l’américaine des entrepreneurs geeks

Et si les hackathons, ces rassemblements de développeurs informatiques qui se donnent à fond lors d’un week-end pour créer un projet, duraient indéfiniment ? Et si l’on pouvait garder cet esprit commando ultra-productif et ludique tout au au long de l’année ? C’est l’esprit des hackers houses, ces nouvelles structures qui se situent quelque part entre startup, coworking et colocation et séduisent de plus en plus les nouvelles générations !

L’esprit collaboratif des hackers houses

À mi-chemin entre lAuberge Espagnole et The Office, les hackers houses, vues de l’extérieur, c’est une bande d’amis entrepreneurs et geeks qui font de la colocation. Ils logent dans un bâtiment, une maison qui devient un espace de travail collaboratif la journée. Nées en Californie, les hackers houses permettaient aux startupers de se loger à moindre coût tout en travaillant ensemble. Dans une colocation normale, il est toujours pratique d’avoir un locataire qui sait bien faire la cuisine, un autre doué en jardinage et un autre qui sache bricoler. Et bien dans les hackers houses, c’est le mélange des compétences qui permet de démultiplier la créativité et l’innovation. Les développeurs, designers, créatifs développent des projets avec la volonté que chacun dépasse sa fonction, se découvre de nouvelles aptitudes ou avance sur son projet grâce aux compétences des uns et des autres.

Les hackers houses : un concept pour accélérer le processus de création

Et les hackers houses séduisent la nouvelle génération grâce à leur offre de flexibilité, créativité et autonomie ! « Les hackers houses sont à la nouvelle économie ce que le retrait dans une maison isolée à la campagne est aux écrivains. » Existe-t-il une manière plus efficace de se concentrer ou d’innover sur un projet ? Jean Meyer a créé l’application Dating Once, au sein de sa hacker house en Bretagne. L’idée lui est venu après avoir squatté le canapé d’une maison du même genre dans la Silicon Valley. «Je suis convaincu que c’est la meilleure façon pour concevoir un produit, explique-t-il au Figaro. Ça va plus vite et on échange tout le temps. Je suis admiratif des personnes qui arrivent à manager des développeurs à distance».

Les différents modèles de hacker house

Loin d’être uniformes, les hackers houses présentent, comme les autres entreprises, des organisations différentes. Dans la Silicon Valley, on peut louer à la journée une place dans ces grandes maisons et rester autant de temps que son projet le nécessite.

La première «hacker house» ouverte en France, est Seed-up, créée par Paul Poupet et Benjamin Poilvé, 25 ans. Dans ce pavillon situé en Val-de-Marne, 10 développeurs, codeurs, designers, informaticiens, spécialistes de la communication et d’Internet vivent et travaillent ensemble. La maison est en sois une entreprise. Tous les locataires doivent consacrer 30% de leur temps à des missions au service de clients externes comme Total. À côté, chaque projet personnel des locataires forme une nouvelle start-up.

Et les hackers houses n’ont pas fini de faire rêver les génération X et Y. Au travers des échanges et des valeurs de partage, les hackers houses permettraient de favoriser l’esprit d’innovation, nécessaire aux startupset tant recherché par les grands goupes.

Ils l’ont dit

Paul Poupet, créateur de Seed-up

Nous n’allons pas vivre à 40 ans dans une hacker house. C’est fait pour les jeunes qui sortent d’école afin qu’ils n’aillent pas se sacrifier dans une grande boîte ou dans une start-up où ils vont manger des pâtes. Il y a une dimension un peu politique et sociale.

Jordi Valls, fondateur de Start-up Embassy, hacker house de la Silicon Valley

Nous ne sommes pas un hôtel. Nous attendons de nos hôtes qu’ils comprennent que nous sommes une communauté et que nous n’acceptons que les personnes qui veulent vraiment en faire partie.

Développez la créativité et l’innovation :