Tendances & Actualités

Les quatre postures face à l’intelligence artificielle

A force de lire la presse tech, on pourrait croire que l’intelligence artificielle est bien installée dans les têtes. Une étude de l’Observatoire société et consommation, qui a interrogé 4.000 personnes sur leur rapport à l’IA, démontre qu’il n’en est rien. Les Français restent encore peu informés sur le présent et le futur de l’intelligence artificielle. 

Contrairement à ce qu’on peut penser, seulement 12 % des Français savent ce qu’est un chatbot. 48 % des sondés ignorent ce qu’est un système de reconnaissance faciale, 46 % ne perçoivent pas ce qu’est une voiture autonome, 54 % d’entre eux ne savent pas quelle est la fonction de Siri… La connaissance de ces différentes utilisations de l’IA est très fortement corrélée à l’âge, et la posture des français face à l’intelligence artificielle se révèle très différente en fonction du degré de connaissance de ces technologies.

Les quatre postures face à l’intelligence artificielle

Il existe quatre postures différentes face à l’intelligence artificielle :

Les réfractaires

Si une moitié des Français ne connaît pas ou peu l’IA, ils ne sont que 24 % à être « réfractaires ». « Ils ont une faible connaissance et acceptabilité de l’intelligence artificielle, et sont en général plus âgés et moins diplômés », détaille Simon Borel, docteur en sociologie et auteur de l’étude. Cette fraction des Français se tient déjà à l’écart de la précédente révolution numérique et ne semble pas encore prête à passer à la suivante. Par manque d’intérêt mais aussi sans doute par manque d’information.

Les adeptes de la praticité

Autre posture face à l’IA : les «adeptes de la praticité» qui représentent 29% des Français. Pour eux, l’intelligence artificielle est un potentiel gain de temps, notamment pour réaliser des tâches domestiques. Le profil de ces personnes est plutôt jeune et féminin.

Les écolonomes

19% des Français forment un autre groupe, que ObSoCo qualifie d’« écolonomes », des personnes « en recherche d’économies matérielles par le biais de l’intelligence artificielle et sensibles aux enjeux environnementaux et écologiques ». En moyenne plus diplômés et bénéficiant de revenus plus élevés, ces personnes vont utiliser l’IA comme un moyen, par exemple, de faire baisser leur facture énergétique.

Les technophiles

Enfin 28 % des Français sont dits « technophiles » et se montrent enthousiastes face à l’intelligence artificielle et toutes ses promesses d’augmentation des capacités physiques ou mentales. Ce groupe est constitué majoritairement d’hommes sensibles aux nouvelles technologies, plutôt situé au centre du spectre politique. Un groupe déjà surinformé sur la question.

Tout l’enjeu est de pouvoir informer sur les enjeux liés à l’intelligence artificielle !