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Les réseaux sociaux, des relais d’influence pour les politiques

La présidentielle 2017 s’est déroulée sur les plateaux télé, sur les marchés mais aussi et surtout sur les réseaux sociaux. Des filtres de Snapchat aux hashtags utilisés par des militants, les réseaux sociaux sont devenus des espaces incontournables pour les politiques.

Les politiques investissent Snapchat

Internet joue un rôle essentiel au cours de la campagne électorale, la preuve avec les étranges images qui ont circulé sur les réseaux peu avant le premier tour : Marine Le Pen avec une tête de chien, François Fillon affublé de lunettes bleus, Benoît Hamon avec des fleurs dans les cheveux ou encore Emmanuel Macron avec une tête déformée. De nombreux internautes ont d’abord cru à des fakes. Pas du tout. Ces 4 candidats avaient tous répondu à une interview pour Snapchat sous forme de story ! Entre deux questions politiques, chaque candidat avait accepté de poser avec son filtre Snapchat préféré. Les politiques sont désormais prêts à être tournés en dérision pour toucher l’électorat des  jeunes de 18 à 25 ans qui se détournent de plus en plus de la télévision. Pendant cette campagne, les candidats n’ont donc pas hésité à plonger dans cette culture web pour faire des clins d’oeil aux plus jeunes. Internet est devenu un terrain de tractage comme un autre.

De nouveaux espaces de militantisme politique

Les réseaux sociaux sont aussi des espaces d’entraide et de mobilisation intense pour les militants de base qui tentent de mobiliser leurs proches et les indécis. Il suffit de regarder son fil d’actualités Facebook pendant la campagne pour se rendre compte que le vrai porte-à-porte n’est plus dans la rue mais sur les réseaux sociaux. Les militants partagent des contenus en faveur de leur candidat sur leur page ou vont défendre leur favori dans les commentaires des pages de leurs amis.

En plus de Facebook et Twitter, 2017 a marqué l’irruption d’un nouveau lieu majeur du militantisme numérique, Discord. Cette plateforme prisée des fans de jeux vidéo a été utilisée par les partisans de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen pour organiser des actions en ligne : de la campagne de “trollings” de commentaire à la réalisation de jeux vidéo partisans comme Fiscal Kombat, créés par les “Insoumis” de Mélenchon , en passant par l’organisation de campagnes collaboratives de phoning (promotion par téléphone).

Les réseaux sociaux, relais des débats officiels  

À noter également que les internautes ont été très actifs sur les réseaux sociaux lors des débats qui ont opposé les candidats. Selon la plateforme de veille Visibrain, le hashtag officiel #LeGrandDebat, qui accompagnait la soirée sur TF1, a été utilisé plus d’un 1 million de fois sur Twitter. Un effet de viralité qui a renforcé la médiatisation de l’événement.
Si les réseaux sociaux ne font pas l’élection, ils incarnent toutefois des relais d’influence et des espaces d’expression pour les candidats. Un bon moyen de se rapprocher des internautes tout en s’affranchissant du filtre des médias dits traditionnels. La politique n’échappe pas à la digitalisation !

Ils l’ont dit

David Réguer, président de RCA Factory

Il ne suffit pas d’avoir un nombre important de followers pour se targuer d’avoir une stratégie numérique adaptée

Jean-Luc Mélenchon

On doit être à 541.000 abonnés pour la page Facebook [en décembre 2016, ndlr]. On est presque 900.000 sur mon compte Twitter. J’aurais rêvé de ça quand j’étais un jeune militant et qu’on distribuait nos fichus tracts à la rodéo. Vous mettez 140 signes et pouf ! 900.000 personnes qui le reçoivent.

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