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Et si les nouveaux influenceurs étaient Madame ou Monsieur tout le monde ?

L’ère des méga-influenceurs serait-elle révolue ? Les marques  prennent peu à peu conscience que la vraie influence ne se trouve pas forcément sur les comptes de célébrités mais aussi et surtout sur des comptes à taille humaine, des Madames et Monsieurs tout le monde, au nombre de followers plus modestes mais au pouvoir persuasif bien plus important.

Et si les Kim Kardashian, Cristiano Ronaldo ou autres Cara Delevigne et leurs dizaines de millions de followers sur Instagram n’étaient plus la panacée ? D’après une étude effectuée par le magazine Digiday, les plus gros comptes Instagram (au-delà de 10 millions de followers) n’enregistrent qu’un taux d’engagement de 1,67% contre 8,6% pour les plus petits comptes (en-dessous de 8%).

Pourquoi miser sur des micro-influenceurs ?

De nombreuses agences travaillent déjà avec ce nouveau concept de “micro-influenceurs”. « Avec le même budget qu’avec une ou deux célébrités, les marques peuvent collaborer avec 20 ou 40 “micro-influenceurs” [possédant entre 100.000 et 200.000 followers] et ainsi atteindre des populations différentes et obtenir un meilleur engagement », explique Fergus Thomas, co-fondateur de l’agence Irban Group.

Miser sur des comptes plus modestes permet de ratisser plus large. Cette stratégie peut être comparée à celle utilisée en SEO consistant à acheter plein de mot-clés peu chers pour atteindre la “longue traîne”. Cela permet aussi de s’adapter aux changements d’algorithmes des plateformes qui tendent de plus en plus à privilégier les contenus à caractère privés, destinés à la famille ou aux amis, au détriment de contenus plus génériques — typiques de ceux postés par les stars.

De véritables partenariats

Au-delà de simples contenus sponsorisés, les grandes marques osent de plus en plus de vrais partenariats avec des micro-influenceurs. Ainsi Sushi Shop a initié en 2016 une opération en collaboration avec Tokyobanhbao, une illustratrice suivie par 50.000 personnes sur Instagram. Tous les mois, la graphiste devait réaliser une illustration postée sur son compte. Une lunchbox spéciale à son nom a ensuite été lancée dans les restaurants Sushi Shop. Comme si c’était une star internationale.

 

Halloween is comiiiiing ! 🎃👻 En attendant, voici mon illustration du mois pour #Sushishop ! 😁🎨🍣 @sushishop_instagram

Une publication partagée par Tokyobanhbao (@tokyobanhbao) le

D’une certaine manière, l’ère de la micro-influence est aux réseaux sociaux ce que la mode du bio et des circuits courts est à l’agro-alimentaire. Plus de qualité, plus de proximité, moins de quantité. 

Ils l’ont dit

Kyla Brennan, CEO de HelloSociety

«Sur des comptes de célébrités avec plusieurs millions de followers, personne ne croit sérieusement que la star est vraiment fan du produit qu’elle cherche à faire vendre»

Pour aller plus loin :