revue du web octobre

Tendances & Actualités

Revue du web : ce qu’il ne fallait pas rater – octobre 2016

On vous avait manqué (avouez) ? Et bien nous revoilà ! On a fouillé les internets pour vous dégoter toute l’actu #TransfoNum qu’il ne fallait pas rater ces dernières semaines. Au menu ce mois-ci : de l’info croustillante sur les médias sociaux, un brin d’optimisme pour les entreprises françaises, et une bonne dose de législation européenne sur la protection des données personnelles. Vous êtes prêts ? C’est parti !

Vine, c’est fini…

On commence avec une bien triste nouvelle pour les utilisateurs de Vine. Après avoir été rachetée en 2012 pour 30 millions de dollars avant même son lancement, Twitter a annoncé ce jeudi 27 octobre 2016 la fermeture progressive de la plateforme de micro-vidéos.

Célèbre pour ses vidéos courtes de 6 secondes qui tournent en boucle, le réseau social aura permis à de nombreuses stars du web de propulser leur carrière malgré sa courte existence.

Les raisons de la fermeture de Vine ? L’argent (en grande partie) ! En proie à des difficultés financières, Twitter peine encore à convaincre les investisseurs, faute d’avoir trouvé un modèle économique assez rentable. L’annonce fait suite à la décision de la maison-mère de réduire de 9 % ses effectifs dans le monde. Après un départ explosif, le service de partage de vidéos n’aura pas su faire face à l’arrivée de concurrents comme Instagram, et, plus récemment, Snapchat.

En attendant sa fermeture définitive, programmée d’ici quelques mois, les Vine  resteront en ligne et leurs auteurs auront toujours la possibilité de les télécharger. Si Rus Yusupov, l’un des fondateurs de Vine, regrette aujourd’hui d’avoir cédé son application à Twitter, le site Giphy, plateforme qui héberge des GIF (Graphic Interchange Format), lui, y a vu une opportunité en lançant dans la foulé un outil permettant de convertir ses vidéos Vine en GIF.

Transformation numérique : cocorico pour les entreprises françaises !

Vous pensez toujours que la transformation numérique n’est qu’un effet de mode ? Voilà une bonne nouvelle qui devrait vous faire changer d’avis  : une étude de Coleman Parkes commandée par CA Technologies démontre que les efforts des entreprises en matière de transformation numérique ont un réel impact sur leurs résultats. Et devinez quoi ? Ce sont les entreprises françaises, en tête des pays européens, qui en profitent le plus !

Réalisée auprès de 695 dirigeants d’entreprises et responsables informatiques de grandes sociétés interrogés dans 9 pays européens, l’étude se base sur un scorecard nommé Business Impact Scorecard (BIS), qui utilise 14 indicateurs clés de performances (KPI) répartis dans 4 catégories :

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Les résultats, entre autres, montrent que les entreprises françaises ayant adopté la transformation numérique enregistrent en moyenne une croissance de 38 % de leurs revenus, et accélèrent leurs lancements de nouvelles applications de 44 %, en particulier grâce a

ux technologies agiles, DevOps, la gestion des API ou encore la gestion des identités.  

Alors, vous reprendrez bien un peu d’optimisme ?

Pour aller plus loin : Les entreprises françaises récoltent les fruits de leurs efforts en matière de transformation numérique  

New RGPD is coming

Le RGPD : kezako ? Derrière cet acronyme en quatre lettres se cache en réalité la nouvelle réglementation européenne sur la protection des données personnelles. Un enjeu important à l’heure du Big Data. Adopté en mai 2016 et effectif à partir de 2018, le texte (à découvrir dans son intégralité ici) s’appliquera à toutes les entreprises qui exploitent des données à caractère personnel, et ce, peu importe leur taille. Le problème, c’est que personne ne saisit vraiment de quoi il s’agit (avouons que les textes législatifs utilisent parfois un langage assez rébarbatif, pour ne pas dire incompréhensible). Voici l’essentiel à retenir :  

  • Un cadre juridique unifié pour l’ensemble de l’Union européenne : ce nouveau règlement a pour objectif d’harmoniser les règles en matière de protection des données personnelles au sein de l’UE et doit permettre aux entreprises des pays membres de s’adapter aux nouvelles réalités du numérique.
  • Des droits renforcés pour les citoyens : si la législation en vigueur confère à tout citoyen un droit d’accès et de rectification de ses données, et droit de s’opposer à leur traitement, le RGPD apporte son lot de nouveautés :
    • le droit d’être informé en cas de violation de ses données privées dans un délai de 72 heures
    • le “droit à la portabilité des données” (permettant par exemple de récupérer ses données et de les transférer en cas de changement de prestataire)
    • le droit à l’effacement des données (le fameux “droit à l’oubli”).

Les entreprises seront quant à elles tenues de s’assurer du consentement informé des internautes lors de la récolte et du traitement de leurs données personnelles. Le règlement les obligera enfin à mettre en oeuvre tous les moyens appropriés pour garantir un niveau de sécurité à la hauteur des risques liés à la protection des données.

  • Des sanctions encadrées et progressives : les entreprises qui enfreindront le règlement encourront de lourdes sanctions pénales dont le montant pourra s’élever jusqu’à 4% du chiffre d’affaires mondial.

Si ce nouveau cadre juridique constitue pour certains un grand pas pour la protection des données en Europe, d’autres restent encore perplexes quant à la capacité de ce nouveau règlement à garantir un niveau réel de protection des internautes.

Allez, on s’arrête là, et on vous dit au mois prochain !