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Smart City et Smart entreprise : quelles valeurs partagées ?

Agilité, responsabilité sociale et durabilité sont au cœur des concepts de smart city, mais aussi de l’entreprise smart et digitale. Pourtant, certaines divergences existent.

La smart city n’est plus une vision de l’esprit. Au-delà d’une nécessaire utopie, de grands projets fondés sur les nouvelles technologies se concrétisent.

Smart city : une dimension sociale indéniable

On pourra retenir qu’une ville connectée et intelligente est, par nature, en devenir. Et la dimension sociale et durable gagne partout du terrain.  De même, dans l’attrait du modèle de la start-up, la qualité des relations humaines est souvent mise en avant, notamment chez les jeunes diplômés. Mais toutes les start-ups ne sont pas nécessairement smart et certaines entreprises de taille respectable peuvent être smart sans avoir été des start-ups.

La smart city, avec sa pléiade de « smart solutions », est régulièrement présentée comme une ville créative, dynamique, optimisée, économe, plus juste et durable. Elle est très idéalisée, tout comme la start-up.

Quelle transposition dans la smart entreprise ?

En devenant smart, l’entreprise s’imprègne d’une bonne partie de ces valeurs. Le caractère smart d’une entreprise, non start-up, pourrait être réduit à l’intégration des nouvelles technologies et à la transformation numérique de ses processus internes. Cela se traduit généralement par un accroissement de la rentabilité et une meilleure réactivité ou « agilité » face à la concurrence et aux aléas économiques.

Mais pour être effectivement smart, une entreprise ne se contente pas de collecter et d’analyser de vastes quantités de données, ou de déployer des « workflows » automatisés comme jadis des robots. Elle doit de plus en plus se préoccuper de ses orientations RSE (Responsabilité sociale) et de ses orientations « développement durable ». Elle doit parvenir à une plus forte responsabilisation de ses personnels, s’orienter vers le « lean management » visant à réduire les niveaux hiérarchiques lors de la préparation et du déploiement des projets.

Esprit start-up et concept d’employabilité  

Sous l’influence de l’esprit start-up, la plupart des organisations sont challengées lors du recrutement de jeunes diplômés. Le niveau de salaire n’est plus le seul argument. L’organisation doit montrer qu’elle suscite une réelle attractivité et une mobilisation grâce à des initiatives d’innovation. Elle doit cultiver l’esprit d’autonomie, y compris jusqu’à certaines prises de risque. De même, la connectivité à l’extérieur du bureau est devenue un critère clé. Il ne s’agit plus seulement de limiter les déplacements et l’empreinte CO2 mais de gagner en qualité de travail en facilitant la collaboration à distance via les téléréunions, en utilisant les réseaux sociaux, etc.

La qualité de smart entreprise rejoint ici le concept récent d’employabilité : c’est la capacité donnée aux collaborateurs de développer leurs connaissances et leurs qualifications, de pouvoir progresser dans leur travail et d’être mieux armés face aux évolutions professionnelles.
Cela signifie l’acquisition de savoir-faire et de techniques nouvelles, notamment grâce à des formations et sessions d’adaptation, dans un esprit d’équité sociale.

En chiffres

En 2020, le marché mondial des smart cities pèsera entre 1 400 et 1 500 milliards de dollars, soit trois fois plus qu’en 2013. Aux Etats-Unis, ce marché en croissance de 23% par an atteindra 147,5 milliards de dollars en 2020 (source : MarketsandMarkets, 05/2016)

En Europe, le marché des smart cities représentera 68 milliards d’euros en 2017, dans l’énergie, les transports, l’eau et les services numériques (source : IBM).

Ils l’ont dit

Usama Nourri, Strategy Senior Consultant chez Avaya :

Une smart city est constituée fondamentalement de trois briques : les smart gouvernements, les smart entreprises et les smart citoyens.

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