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Smart working : le digital rend-t-il l’entreprise plus humaine ?

L’entreprise digitale se positionne a priori dans la logique du smart working, fondé sur un état d’esprit valorisant autonomie,responsabilisation des personnels et travail créatif en équipe, dans un contexte de gouvernance « éclairé ».  

Le digital peut-il contribuer à rendre les organisations plus humaines ou conviviales ? En développant sa transformation numérique, l’entreprise peut profondément modifier ses modes de fonctionnement de façon positive en cherchant, par exemple, à automatiser des tâches manuelles répétitives… une manière de repenser la relation au travail, et d’accentuer la responsabilisation des personnels. Leur implication plus forte dans une meilleure maîtrise des processus tend à accroître la flexibilité et la réactivité de l’organisation.

Entreprise digitale : smart working contre hard working

Cette flexibilité au sein l’entreprise peut permettre de modifier le cap rapidement, d’explorer de nouveaux marchés, de tester de nouveaux produits et services avec un temps de réponse le plus court possible. Dans ces réorientations stratégique, il est crucial d’obtenir le maximum d’adhésion des personnels, en les informant et en les associant le plus tôt possible aux décisions importantes.

L’entreprise digitale suscite ainsi le smart working plutôt que le hard working : travailler en bonne intelligence s’avère plus important et plus fructueux à long terme que “travailler dur”.  Cela suppose de donner accès aux technologies les plus récentes afin de permettre aux salariés d’être plus efficaces et plus réactifs et d’échanger au sein d’un réseau collaboratif où tous peuvent s’exprimer, sans barrière hiérarchique. Ceci n’empêche pas que les décisions stratégiques soient arbitrées en haut lieu, selon des règles de gouvernance transparentes.

Le smart working incite les personnels à prendre des initiatives, à tester de nouveaux modes de travail, à travailler en équipe et à être plus créatifs et imaginatifs. Ils tireront ainsi le meilleur parti de sessions de formation et de perfectionnement et géreront encore mieux leur temps grâce à la maîtrise de méthodes et de bonnes pratiques. Améliorer les modes de travail peut aussi conduire à susciter des formes de compétition et d’émulation internes. Il s’avère généralement plus efficace d’associer les personnels aux décisions, afin de susciter de nouvelles idées et des innovations, plutôt que de leur imposer par la voie hiérarchique.

Pouvoir travailler partout

Cette responsabilisation et confiance accordées aux personnels inclut la possibilité de travailler à domicile (home office) ou en déplacement selon des modalités définies, en prenant soin d’utiliser des solutions de travail collaboratif accessibles à distance pour ne pas susciter l’isolement. Indéniablement, cet esprit d’ouverture et de flexibilité contribue à une bonne atmosphère de travail et au partage d’expériences et d’expertises. Il contribue également à l’image de l’entreprise et à son attractivité pour recruter de nouveaux talents.

« Ce n’est ni efficace, ni productif de forcer les gens à se comporter selon un modèle imposé, conventionnel », estime Robert Branson, PDG fondateur du groupe Virgin, qui pousse cette logique jusqu’à accepter le principe du unlimited leave ou congés illimités, à la carte (sans solde, sans garantie d’être réembauché…). Il reconnaît d’ailleurs que certaines organisations peuvent rencontrer des difficultés pour mettre en place de telles règles du jeu. Selon cette démarche, la flexibilité au travail contribue à aider les personnels à trouver le meilleur équilibre possible entre vie privée et vie professionnelle – « ce qui tend à les rendre plus épanouis et plus heureux ».

Les start-ups en exemple ?

L’aménagement de lieux de détente fait partie des initiatives salutaires, très souvent pratiquées par les start-ups. L’un des objectifs est de rendre l’atmosphère au travail la plus sereine possible, y compris dans les périodes critiques (pression du marché, reconversion sur de nouveaux produits ou services, etc.). Les retombées économiques du smart working peuvent se vérifier : elles se traduisent souvent par une meilleure productivité et jusqu’à une réduction des coûts de immobilier, grâce à une optimisation des espaces de travail en concertation avec les intéressés. Cela se concrétise également par une forte diminution de l’absentéisme. Bref, le smart working devrait toujours s’inscrire dans une démarche de transformation digitale. Il ne peut pas se satisfaire de mesures « cosmétiques »,  de pure forme. Idéalement, l’implication doit commencer par celle des managers. Ce sont eux qui, les premiers, peuvent donner le ton.

Ils l’ont dit

Richard-Branson, fondateur de Virgin :

Il est plus facile d’attirer de grands talents si vous êtes ouverts et flexibles (…). Penser différemment peut ouvrir de grandes opportunités et possibilités (…)  Si vous faites confiance à vos personnels pour prendre des décisions, ils vous le rendront bien

Marcel Grignard, président de Confrontations Europe :

Le numérique est un bouleversement de l’organisation et du management de l’entreprise, un travail en réseau, de nouvelles coopérations, de nouvelles relations entre producteur de biens et utilisateurs, gommant la frontière entre industrie et services ». (…) Et la performance de l’entreprise (et plus encore dans l’entreprise du futur) tient à l’implication des salariés, à leur capacité de travail en réseau, aux qualités relationnelles, à la compréhension et à la traduction de la demande du client…

David Cearley, vice-président du cabinet Gartner :

Dans l’ère actuelle post mobile, l’attention des organisations tend à se déplacer vers l’utilisateur mobile qui s’entoure d’un ensemble d’équipements mobiles qui vont bien au-delà des systèmes mobiles traditionnels.

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