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20/05/2019

Interview - Christelle Foucherau : Etre un follower, l'une des trois qualités principales d'un Social Média Manager

Christelle Foucherau : Head of community chez Selency 

christelle foucherau

- Quel est votre rôle en tant que Social Media Manager ? 
  

Mon rôle en tant que ​Head of community de Selency est double : il doit faire rayonner le label Selency sur les réseaux pertinents et affinitaires à son image et faire venir un maximum de monde depuis les réseaux sociaux sur le site e-commerce. Ces deux rôles sont inséparables l’un de l’autre. En ce sens, nous devons quotidiennement trouver le juste équilibre entre l’inspiration, le conseil, la prescription (qui sont plutôt des valeurs média) et la proposition d’une porte d’entrée quotidienne à destination de notre site internet. Que le follower quitte ou non le réseau social où ce lien vers Selency lui est proposé, il doit comprendre que Selency est avant tout une marketplace de mobilier. Il peut néanmoins profiter des simples conseils et inspirations prodigués par le social media manager en restant sur les réseaux sociaux.  

 

- Quelles sont les trois principales qualités d'un Social Media Manager ? 
 

- Le recul :  un proverbe le dit : "il faut toujours tourner 7 fois la langue dans sa bouche avant de parler."                                   

Réagir à chaud, pour un community manager, n’est jamais une bonne idée. Particulièrement parce qu’un community manager doit être dans l’empathie. Il doit toujours analyser la situation, ne pas prendre partie et faire un pas en arrière pour analyser la situation. Un commentaire agressif ne doit pas générer de réponse agressive. Il doit être plus malin que ça.      

- L’empathie :  Se mettre à la place du follower : qui est-il ? quel âge a-t-il ?  Se tenir informé de ce qui se passe : on doit prendre le poul du mood ambiant : lorsque Notre-Dame disparaît sous les flammes et que l’ensemble de la planète instagram ou facebook ne parle que de ça et ne voit que par ça, il faut ajuster son discours. Les plus brillants d’entre nous rebondissent sans faire de fausse note. Les plus prudents attendent le bon moment pour reprendre la parole. 

- Être un follower: Diriger un compte Instagram sans être soi-même un follower Instagram ayant ses comptes favoris et sa routine est impensable. Pour diriger un réseau social, il faut le vivre. C’est la seule façon de connaître ce qui se fait, ce à quoi on est le plus sensible, qui il faut suivre et pourquoi. S’intéresser à d’autres domaines que celui dans lequel on s’exerce aiguise l’ouverture d’esprit et permet de proposer du contenu innovant et pertinent. Celui qu’un follower souhaite voir.  

 

- Qu'est-ce qui fait une communauté en ligne ? Quel est le lien entre offline et online ?    

Une communauté en ligne, c’est une population qui parle de vous, qui guette la moindre de vos apparitions, qui veut montrer qu’elle est au courant de tout ce que vous faites et qui y prend part.  
Le lien entre offline et online ? Chez nous, c’est le commentaire ou le post instagram qui suit la réception d’un meuble chiné. Ça part de l’online, ça se transforme en offline et ça revient en online.

 

- Pensez-vous que certains types de contenu sont plus engageants que d'autres ? Lesquels ?  

Hum. Tout dépend du secteur d’activité. Je crois sincèrement que l’humour est ce qui engage le plus. Particulièrement s’il met en valeur le follower parce que ce dernier est capable de décoder la blague ou de trouver la référence (s’il y en a une). Mettre en valeur le follower est clef.

 

- Tenez-vous un calendrier de tout le contenu à partager avec votre communauté ?    

Absolument. J’aurai pu le citer dans les 3 qualités d’un community manager. Tenir son calendrier est fondamental. Et celui-ci doit aussi tenir compte de différents calendriers: les maronniers, l’actu chaude, les prises de paroles de la marque et l’agenda marketing (s’il y en a un) de cette dernière. Le tout en proposant du contenu varié, novateur, surprenant et pertinent. Sans un calendrier à un certain stade, je pense que c’est compliqué.

 

- Quel a été votre plus grand échec et votre plus grand succès en tant que Social Media Manager ? 
 
Mon plus gros échec est, pour le moment, de ne pas avoir réussi à faire briller comme je l’aurai voulu Selency sur Twitter. Il faut accepter que certains réseaux sociaux ne soient pas affinitaires avec la marque ou le média pour lequel on travaille mais une partie de moi pense qu’il y a toujours une possibilité… Mon plus grand succès… Je ne sais pas si c’est le plus grand mais le dernier en date est savoureux : la promotion de notre livre et la viralité que ce dernier a provoquée est un vrai plaisir. Voir nos followers s’en emparer, le montrer avec fierté sur leur réseau et ne l’évoquer qu’avec des termes positifs… ça n’a pas de prix. 

 

 

Pour aller plus loin : 

 

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